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Abandonner ses références - premier rêve japonais

  • Photo du rédacteur: Orianne Duprat
    Orianne Duprat
  • 20 mai 2019
  • 1 min de lecture

Il faut imaginer... une chambre traditionnelle japonaise dans un ryokan.


À travers les shojis, la lumière de la lune caresse les futons déposés sur les tatamis, les parois en bois. Il y a pire cadre pour une insomnie, classique avec le décalage horaire.


A travers mes yeux clos, les images se succèdent, au fil des pensées et des emotions, classique avec la synesthésie. Ce n’est pas exactement de la cogitation, rien de verbal, des lignes, des aplats de couleurs, des taches structurées dans l’espace...


Et tout a commencé comme ça : quelques lignes tracées à l’indigo sur l’épaisseur d’un papier japonais transfiguré en montagne, un deuil où la tristesse se fait douce, presque joyeuse... où les lignes reconfigurent une nouvelle géographie intérieure. J’attrape la boîte de les pastels gras et voici l’image qui vient, plus complexe que le ressenti initial, enrichie par le plaisir de rêver aux paysages entraperçus par la vitre de l’avion...


En pensée verbale se résume l’essence même du voyage: abandonner ses anciens schémas, reconstruire ses nouvelles structures intérieures.






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© 2019 par Orianne DUPRAT- Toute reproduction, même partielle, est interdite. 

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